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Mers et océans : entre appropriation, protection et liberté de circulation partie III

dimanche 29 novembre 2020, par Marie

III Le contrôle des mers et des océans dépend de ...
a) ... la puissance navale des Etats.

Sir Walter Raleigh "Quiconque contrôle la mer contrôle le commerce, quiconque contrôle le commerce mondial, contrôle les richesses mondiales, et conséquemment le monde entier"

Les États-Unis ont une avance quantitative et qualitative  :11 porte-avions, sous-marins nucléaires, possèdent un monopole technologique sur les catapultes nécessaires au décollage des aéronefs, sont les seuls à pouvoir maintenir six flottes complètes (principaux alliés : Taiwan, Japon Corée). Ils suivent les principes de par Alfred Mahan : la puissance repose sur la maîtrise des mers.
Certaines puissance navale décline ( la Russie après l’URSS ),
D’autres s’affirment :
-  la Chine déploie au sud de la mer de Chine et dans l’océan Indien (stratégie du « colliers de perles »), elle se dote de portes avion, accords économiques => accès à de nouveaux ports (Maldives, Bengladesh, Birmanie)
L’Inde et le Brésil se dotent de porte-avions.
Sur le plan géostratégique : mondialisation => nouvelle hiérarchie des puissances maritimes, émergence de nouvelles puissances.

b) ...et de leur capacité à imposer les règles internationales et leurs intérêts.

La puissance des états leur permet de contrôler des flux et de sécuriser la navigation (gardes côtes).
Par endroit le contrôle des océans échappe aux puissances (États sous-développés, affaiblis, pollués, victimes de surpêche) => piraterie (golfe d’Aden, Golfe de Guinée, détroit de Malacca).
En 2018 le Bureau maritime international (BMI) a recensé 201 attaques => Remise en cause de la sécurité de certaines routes et de certains approvisionnements : armateurs font appellent à des forces armées privées embarquées. Ils organisent avec les états des convois que des task forces cherchent à sécuriser.
Flux de personnes :
En Europe, renforcement des contrôles aux frontières extérieures.
Dans l’espace Schengen, des moyens importants dévolus au programme FRONTEX.
Flux d’informations :
la NSA (National Security Agency) américaine est capable d’« intercepter » les messages qui transitent par les câbles sous marins. La Russie est soupçonnée de chercher à en faire autant.

Conclusion :
Les états disposant de moyens nécessaires pour faire valoir leurs droits ont accès au ressources maritimes, assurent ou empêchent la libre circulation des flux de la mondialisation. Les espaces maritimes sont donc le reflet de la puissance ou de la volonté de puissance des états.
Mais cette importance prise par les mers dans le contexte de la mondialisation ne doit pas occulter que l’exploitation non raisonnée des ressources immenses peut s’avérer contraignante, et peut déprécier un milieu qui n’est pas infini.